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Straight Outta Perth ferme malheureusement ses portes . Peut-être pas définitivement, qui sait.
Une page se tourne, on remercie tous ceux qui ont participé à cette petite aventure.

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 Astoria Reyes • Avant tu riais

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Je suis à Perth depuis le : 20/08/2016 et j'ai déjà écrit : 97 messages, du coup, j'ai accumulé : 223 points RP. On me dit souvent que je ressemble à : Emeraude Toubia
J'ai : 22 ans et je suis : une amoureuse du dessin et de la littérature Tu me trouveras : à Rivervale ou dans un bar de la ville et j'aime : les hommes, aussi idiots qu'ils soient Sur internet, on me connaît sous le pseudo : BONNIE et je crédite : Jay d’amour ♥ ♥(vava) Bé ♥ (gifs)

Elle aime le dessin la demoiselle, c’est devenu une passion tout aussi importante que la littérature dans son coeur. Elle écume les musées. ❖ Elle a un frère jumeau qu’elle aime plus que tout au monde. ❖ Elle n’a jamais connu son père et a coupé les ponts avec sa mère. ❖ Elle a une maladie aux poumons, les médecin ne parviennent pas à l’identifier et plus les jours passent, plus c’est un poids. ❖ Elle n’a jamais fumé une seule cigarette, elle ne boit que très rarement ❖ Elle s’est fait agressé en sortant du travail, elle échappé de peu au viol depuis elle enchaine les cauchemars ❖ Elle n’est jamais tombé amoureuse. ❖ Elle rêve d’apprendre à boxer. ❖ Elle voudrait se faire tatouer mais elle n’ose pas sauter le pas. ❖ Elle a des origines mexicaines et rêve de découvrir son pays

Haïrd'amour

♔♔♔

NOAH ♔ Ultraviolence

Amis pour la vie

♔♔♔

Ennemis pour la vie

♔♔♔

Liensdu sang

♔♔♔

ANDREAS ♔ Âme sœur

Spoiler:
 



avatar
Astoria Reyes
MessageSujet: Astoria Reyes • Avant tu riais    Jeu 30 Mar - 0:31

Astoria Sofia Reyes

Aventurier de l'inconnu.
Avant tu riais de l'inconnu.



 

 

 ❯ FEAT. Emeraude Toubia (Inventé)
Carte d'Identité

NOM ❯ Reyes, éclat d'exotisme, souffle chaud venu des terres lointaines. Naïade venu d'ailleurs, naïade qui a traversé les vagues azurs, naïade si fière de ces cinq lettres.
PRENOM(S) ❯ Astoria, astre brûlant de rage dans les cieux, poussière dorée tâchant l'encre noire de la nuit. Sofia, mirage de cette ancêtre qu'elle ne reverra plus jamais, mirage de ce fantôme qu'elle n'oubliera jamais.
AGE ❯ Vingt deux années que la tempête a déchiré les cieux, vingt deux années que la lionne rugit.
DATE DE NAISSANCE ❯ C’est l’erreur qui a maudit le dernier jour du mois d’octobre. C’est la vie qui apparaît le jour de la fête des mots. C’est son cris qui pourfend la nuitée des hurlements. C’est celle dont on ne voulait pas mais qui était là. Opalescences qui observent les douceurs printanières se succéder dans l’enfer de ses pensées dévastées.
LIEU DE NAISSANCE ❯ Poupée qui aurait dû déchirer le silence d’Acapulco, mais c’est dans la pesanteur de Sydney que la fleur est naît.
NATIONALITE ❯ Sirène qui n’a jamais baignée que dans les dégradés d’azur de l’Australie.
ORIGINES ❯  Sang brûlant. Écarlate constellé, écarlate mêlé. C’est les feux australiens qui se lient aux flammes mexicaines.
SITUATION FINANCIERE ❯ Modeste. Elle les arrache les billets damnés qui l’aide dans les difficultés des fins de mois.
QUARTIER D'HABITATION ❯ Rivervale, elle se perd dans les rues du quartier brûlant de Perth, parce qu’elle a pas les moyens de trouver mieux, parce que c’est ça son monde à elle.
ETAT CIVIL ❯ Coeur solitaire. Demoiselle qui jamais ne se laissera prendre dans les filets des tentateurs, biches qui courent loin des chasseurs. Jamais elle n'a senti la douceur brûlure qui damne, celle qui condamne. Jamais elle n'est tombée amoureuse. Maudite. Relations vouées à se désagréger, vouées à ne jamais durer. Elle ne sait pas aimer. Elle ne sait pas ce que c'est.
ORIENTATION SEXUELLE ❯ Traits masculins qui l’ensorcellent.
JOB ❯ Barmaid. Liqueurs qu’elle sert heures après heures, vapeurs d’alcools qu’elle offre à ces êtres torturés qui veulent s’oublier dans ces affres l’espace d’une nuitée.
CYCLE & ANNEE D'ETUDES ❯ Undergraduate, trois années qu’elle poursuit ses études.
CURSUS MAJEUR ❯ Littérature, elle aime sentir les pages sous ses doigts, l’odeur du papier vieillit qui se mêlent à celui des livres neufs, les mots teintés de poésie, les histoires déchirantes qui la transportent dans un rêve. Elle a toujours été passionné la demoiselle, toujours.  
CURSUS MINEUR ❯ Aucun, elle aurait voulu, elle aurait aimé prendre entre chose, mais elle avait ni les moyens, ni le temps la gamine.



My own way

Thêta Zêta Mu depuis 3 ans.
Un univers féminin, une confrérie intelligemment pensée pour ne conserver que celles capables d'atteindre le sommet. Longtemps elle a entendu parler de ces filles, ces amazones dont la réputation dépassait les frontières de Perth. Elle a tout fait la gamine, elle n'a pas baissé les bras pour intégrer cette confrérie. Jamais elle ne s'est offusquée, jamais elle n'a rechigné. Lionne parmi les lionnes, reine parmi les reines. Elle s'est toujours sentie bien au sein de ce groupe, dans son éléments, elles sont presque toutes des sœurs, l'esprit de famille qui les lient est plus fort que tout.
Elles s'amusent des garçons, elles se moquent de leurs réactions, cercle fermé qui n’accepte que très peu de monde. Jamais elles ne se trahissent, loyauté sans borne. Si l'une d'elle bafouent leurs lois sacrées, le pardon sera dur à avoir, les trahisons n'ont pas leur place ici. Jamais elle ne s'est senti aussi bien que parmi elle, aussi épanouie que là, jamais elle ne s'est autant dévoilé qu'à ses sœurs de coeur. Union presque sacrée qui les lie. Une véritable maison, une vraie famille.


More about me

 

01 ❯Elle a jamais connu son père la gamine. Élevée dans la haine, dans la haine de celui qui l'avait abandonné. C'est ce qu'on lui racontait, à longueur de journées c'est ce qu'on lui disait, c'est ce qu'on a jamais cessé de lui rappeler. Cassure, blessure, fêlure. C'est avec ça qu'elle s'est ouverte au monde, c'est avec ça qu'elle a tenté d'avancer. Elle l'aime cet homme, elle l'aime ce père dont elle ne connaît que le nom. Papier glacé abîmé qu'elle garde toujours sur elle, image ancienne de celui qu'elle ne verra sûrement jamais. 02 ❯Une mère, une plaie, une génitrice. Parce qu'on peut détester notre chair, parce qu'on peut haïr notre sang. Diablesse qui lui a offert un nom ainsi que des années d'acharnement. Démone qui n'a jamais aimé personne d'autre qu'elle. 03 ❯Jumeau, âme sœur, amour de sa vie, part d'elle incarnée dans un autre être. Pilier qui l'a aidé à se créer. Elle n'est rien sans lui, il n'est rien sans elle. Deux âmes inébranlables, soudées à tout jamais. Son monde à elle, c'est lui.  04 ❯Maladie qu'elle traîne depuis toujours, insuffisance qui l'empêche de vivre. Elle garde ça pour elle, elle enferme cette plaie dans l'enfer de ses problèmes. Elle en parle jamais, à personne. Infection qui grandit dans ses poumons, qui s'ancre dans son être pour la ronger. 05 ❯Sensibilité accrue, sensibilité masquée derrière une fierté sans limite. Ça lui arrive de craquer, nuages cotonneux qui explosent sous la violence de l'orage. Elle garde tout en elle, elle collectionne chaque maux, puis parfois, rarement elle se laisse aller à l’abri des regards.  06❯Papier qu'elle griffonne avec son crayon, qu'elle noircit au rythme de ses pensées. Les dessins s'amoncellent et se multiplient, sans que jamais d'autres prunelles que les siennes ne puissent les voir. Elle flâne régulièrement dans les musées, les galeries d'arts, petite bulle qu'elle se crée devant ses œuvres préférées.  07 ❯Peur d'aimer qui l'obsède, phobie omniprésente dans son monde. Elle a vu les dégâts que ce sentiment à causer dans la vie de ses parents, elle a entendu les palabres teintés de mensonges qu'on lui a si souvent murmurer. Elle fait pas confiance, elle y arrive pas. Alors elle fuit, en permanence elle s'échappe loin de ce qu'elle ressent.  08 ❯Jamais ses lippes n'ont effleurées la moindre cigarette, jamais ses lèvres n'ont expirées le moindre nuage de fumée. Odeur de tabac froid qu'elle déteste, qui la révulse au plus haut point.  09 ❯Certainement l'une des seules à connaître l'attirance infernale de son frère pour les conneries, pour les emmerdes.  Elle vit avec lui, elle ramasse les pots casser chaque fois sans broncher, parce qu'il est son monde. Il est toujours le même à ses yeux, quelque soit ses choix.  10 ❯Elle se noie dans ses rêves teintés par le soleil doré d'Acapulco, par les étendues azures des plages mexicaines. Elle n'y a jamais été mais elle garde cette envie au fin fond de son coeur. Un jour elle ira, un jour elle retrouvera son père. 11 ❯Jamais elle n'arrivera à s'attacher à un homme mais elle rêve d'offrir tout l'amour qu'elle possède à un enfant. Elle caresse le rêve secret d'adopter, de devenir mère, de fonder sa famille à elle et de ne jamais faire les mêmes erreurs que sa mère.  12 ❯Problèmes de santé qui l'empêche de boxer, qui l'empêche de faire ce qu'elle a toujours eu envie de faire. Ca l'a toujours tenté, mais elle sait pertinemment que jamais elle ne pourra.  13 ❯Parfois elle se laisse aller dans ses soirées alcoolisées, pour arrêter de penser, pour arrêter de se noyer dans ses problèmes, pour empêcher ses songes de la hanter. Elle tente de balayer les soupirs par des rires.  14 ❯Indépendante, lionne qui gagne son argent par elle même, sans l'aide de personne, qui s'en sort toute seule. Elle enchaîne les petits boulots, les petits trucs pour s'en sortir. En ce moment elle s'acharne dans un bar de la ville, elle distribue des verres la barmaid.  15 ❯Elle a toujours rêvé d'apposer sur sa peau les traces d'encres noires, de se faire tatouer, au moins une fois. Mais elle a jamais osé passer le pas, franchir ce cap. Elle attend le bon moment.  16 ❯Esprit rebelle, esprit de contradiction. Elle est brûlante la lionne face aux injustices, elle est pleine de rage dans ces moments là, elle ne peut résister face à l'idée de défendre les minorités, les plus lésés, ceux qu'on oublie. Généralement elle ne peut tenir sa langue dans ce genre de cas.  17 ❯Le masque de porcelaine de la gamine ne se fissure que lors de Noël, le seul moment qu'elle aime plus que tout, même si elle n'a pas le cadre familial rêvé. 25 décembre qui la rend toujours extatique.  18 ❯Véritable maniaque du contrôle, elle ne peut s'empêcher de tout contrôler, d'avoir toutes les cartes en main, de tout diriger. Petit tyran en robe de soie. 19 ❯Elle a toujours pas le permis la demoiselle, la plupart du temps elle prend les transports en commun ou elle marche dans cette ville dont elle a finit par tomber amoureuse.
20 ❯Elle ne supporte pas le contact masculin, elle fuit les bras des hommes comme la peste, depuis son agression elle n'arrive pas à leur faire confiance, à les laisser la toucher.


 
I'll tell you my story

 

CHAPITRE 1

Prunelles innocentes qui assistent au spectacle macabre. Songes noirs qui s'incarnent au travers d'âme innocentes. Cauchemars qui se font réels. C'est le jour de l'horreur, jour spécial, jour d'Halloween qui devrait être sa journée. Elle le sait la gamine, elle le sait la petite princesse qui voit s'ajoutait une dixième année à son compteur aujourd'hui. Des jours à attendre cette journée dans l'impatience candide des enfants de son âge, cette nuit des méfaits qui devait être la sienne, qui ne devrait appartenir qu'à elle, elle et son frère. Elle devrait profiter, déambuler avec les enfants de son âge, déambuler dans les rues animées, emplir ses poches de sucreries, souffler sur des bougies brûlantes et recevoir comme seul présent l'amour des siens. C'est ce qu'il se passe chez ses amis, c'est ce qui a lieu dans les films qu'elle voit, c'est ce qui a l'air de se dérouler absolument partout sauf chez elle. Peine qui efface le sourire qui devrait étirer ses douces lippes, sans un bruit, sans un mot, elle observe le défilé nocturne le visage collée à la fenêtre de sa chambre, affublé d'un costume que seul son jumeau apercevra. Elle a espéré, elle a croisé les doigts jusqu'au dernier instants, elle a tant rêvé que ses songes, les beaux, deviennent enfin réalité. Mais rien. Encore absente, encore un spectre dans son existence. Mère fantôme, simple esprit qui s'étiole dans sa vie. Elle a oublié. Encore. Une année de plus à simplement être absente, loin, avec un homme, à une réunion d'affaire. Elle qui n'est heureuse que loin des siens, elle qui est bien incapable d'offrir ne serait ce que des brides d'affection, des éclats d'amour, de la poussière de tendresse maternelle. Rien. Il n'y a jamais rien avec elle, elle le sait, y a juste du détachement, de la froideur, de la distance. Perles salées qui glissent sur ses traits enfantins, qui la noie elle et sa peine, elle et les regrets d'y avoir crus une fois de plus. Rancoeur qui ne fait que grandir un peu plus, qui ternit encore un peu la colère qui grandit en elle. Trop jeune pour détester, trop innocente pour haïr, mais assez grande pour voir cette amertume croître dans son âme. Faciès qui se pose sur l'épaule de son frère, amour fraternel qui comble bien tout les vides que sa mère pourrait creuser. Prunelles qu'elle pose sur le gâteau improvisé par l'amour de sa vie, bougies allumées dans le secret, alors qu'un léger rire vient se mêler à ses billes transparente symbole de sa déception. Léger souffle qui balaie les flammes dansant en rythme alors qu'elle pense à son vœu, alors qu'elle croise les doigts pour qu'il se réalise, alors qu'elle espère de tout coeur qu'il arrive un jour. Son rêve, son père, celui qu'elle n'a jamais connu, celui qu'elle rêve de rencontrer quoi qu'en dise sa mère. Elle imagine des traits qu'elle n'a jamais vu, elle dessine un visage qu'elle a le même créé et elle prie, elle prie pour que ce jour arrive un jour. « Joyeux anniversaire grand frère. » En attendant elle l'a lui, c'est ça le principal.

CHAPITRE 2

Vent qui gifle ses traits alors qu'elle court, alors qu'elle fait tout pour aller toujours plus vite, toujours plus loin. Véritable gazelle qui semble glisser sur le sol, qui nargue les autres élèves en étant toujours plus rapide, toujours, celle qu bouscule les scores, celle qui a cette âme de gagnante, cette âme de vainqueur. Secondes qui s'égrainent depuis le coup d'envoi et bien vite le mal revient, les maux s'emparent d'elle, barrière invisible qui l'empêche d'aller plus loin, qui colore ses joues de cette teinte pourpre qu'elle hait, pensées qui s'embrument alors que son souffle devient erratique. C'est la douleur qui la tiraille, c'est la rage qui fait vibrer son coeur de fureur. Elle voudrait continuer, elle voudrait se refuser à écouter son corps. Parce qu'elle se croit plus forte, parce qu'elle refuse d'abandonner, de perdre, de ne pas tout contrôler. Alors elle bouscule ses propres limites, elle les efface comme si elle n'existait pas, comme si elle n'était rien. Mais bientôt la réalité la happe, la rattrape, souffle qui se coupe, course qui s'arrête, c'est le flou, c'est le noir, c'est le silence, c'est la fin.
Chaque fois l'histoire se répète, chaque fois le souffle finit par manquer, chaque fois le mal refait surface pour l'emporter dans les méandres de la douleur.  « Toujours quelque chose, toujours un problème, cesse donc de te plaindre tu n'as rien. » C'est les mots qu'elle lui répète sa mère, c'est l'indifférence qui s'accentue alors elle se tait Astoria, elle fait comme si elle ne ressentait rien, comme si elle avait vraiment menti. Parce qu'elle ne veut pas lui déplaire un peu plus, parce qu'elle veut simplement faire ce qui plaira à sa mère. Ne pas la déranger.
Mais la faucheuse la ramène furieusement à la réalité, le noir qui l'emporte et c'est dans le blanc de l’hôpital qu'elle renaît. C'est là qu'elle finit par passer le plus clair de son temps, sa seconde maison. Médecins qui s’enchaînent, tests qui se font toujours plus nombreux, mais rien, toujours rien. Alors elle patiente sans jamais broncher, sans jamais craquer, comme déconnecté de la réalité, comme si c'était rien, comme si tout allait s'arranger, comme s'il s'agissait d'un simple rhume. Mère absente, toujours plus absente, oubliant parfois de venir la chercher après ses rendez vous, traitant le sujet avec indifférence. Cassures qui s'agrandissent, fissures qui se font toujours plus vives. Poupée de porcelaine rayée, brisée, cassée, fracassée. Elle se disloque, elle perd peu à peu sa candeur et sa douceur. Elle devient dure, froide, distante, de plus en plus venimeuse, ange qui se perd dans les ténèbres. Douce rose qui devient fleur du mal. Elle grandit plus vite qu'elle ne le devrait, c'est l'amertume qui devient rage, c'est la coquille qui éclate, c'est la gamine qui devient femme. Elle aura jamais de mère, elle en a jamais eu.

CHAPITRE TROIS


Ils ont été nombreux les vœux, ils ont été soufflé des milliers de fois, des dizaines de bougies éteintes avec de l'espoir plein le cœur. Mais jamais il n'est venu son père, nan, jamais il n'a débarqué sur le perron de sa porte pour réparer ses erreurs. Alors elle a finit par le détester lui aussi, se dire que sa mère avait peut être raison après tout, qu'il était sûrement le monstre d'égoïsme qu'elle leur avait toujours décrit. Bientôt elle quittera sa mère, bientôt elle quittera Sydney, pour se reconstruire ailleurs, loin. Alors elle se perd dans les souvenirs du passé entassés dans ce grenier où personne ne vient jamais, elle fouille à la recherche de quelques instants perdu, pour trouver quelque chose qui lui fasse penser que celle qui lui a offert la vie avait été douce avec elle, moins glaciale, moins dénuée de tout sentiments. Véritable archéologue qui exhume le passé, son passé. Boite qui apparaît, dissimulé derrière de vieux cartons abandonné, sous une latte de plancher qui peine à bouger. Eclat de cuir rouge poussiéreux qui finit par s'échapper de la pénombre. Curiosité bien trop forte qui prend possession d'elle alors qu'une quinte de toux l'emporte à cause de la poussière. Mais elle s'en fiche, elle l'ouvre cette boite, elle les sort ces dizaines de courriers qui s'éparpillent sous ses yeux, ses photos abîmées qui tombent l'une après l'autre sous ses opalescences. Des souvenirs de sa mère, des éclats du passé venant du Mexique. Courriers provenant toujours du même destinataire, toujours le même nom qui revient en boucle. Coeur qui se fend, rage qui la rend folle. Père qui voulait assumer cette paternité, père qui les voulait ses enfants. C'est elle qui a fuit, c'est elle qui est partit loin de lui. Supplications qui se font toujours plus nombreuses au fur et à mesure des feuilles. Il était pas assez bien, pas assez élevé socialement, ce n'était qu'un artiste, un peintre sans grand renom qui enchaîné les petits boulots. Pas assez bien pour elle, alors pas assez bien pour eux. Juan. Artiste itinérant qui vivait entre Acapulco et Veracruz, qui avait à l'époque vingt ans. Rien d'autre. Fureur qui l'emporte, qui l'anime, des années à tout garder, des années à tout intérioriser, c'est la tempête qui se déchaîne face à sa mère. Elle emporte tout la gamine et elle part, enfin elle s'échappe de sa propre prison.

CHAPITRE 4


Chaque soir c'est la même histoire, chaque soir c'est le même manège. Verres qu'elle serre les uns après les autres. Elle vit la nuit la demoiselle, elle vit chaque nuitées lorsqu'elle s'acharne pour payer les factures. Monde lunaire, univers endiablé dans lequel elle se sent bien. Puis y a cette soirée, cette fois où tout a basculé, où le disque s'est enrayé, où tout a dysfonctionné, où tout a disjoncté. Elle est violente l'interpellation, elle est brutal l'agression. Elle se souvient de tout, elle se souvient de son corps cognant avec force contre le mur. Totalement sonnée, totalement déboussolée. Elle comprend pas, elle comprend rien. Elle voit juste ces trois mecs, ces trois salops qu'elle tente de repousser, mais les trois démons ont la carrure imposante, les trois fils de Satan ont cet éclat fou dans leurs yeux, cette lueur folle qui danse dans leur pupille, ces opalescences pleines de lubricité qui se posent sur elle, qui la salissent. Puis c'est leur mains, c'est leurs doigts calleux qui l'effleurent, qui l'empêchent de bouger parce qu'elle se débat la lionne, parce qu'elle voudrait simplement s'enfuir, partir loin, juste se réveiller de ce cauchemar. Parce que c'est pas vrai, ca peut pas l'être, c'est juste un mauvais rêve. Une main sur ses lèvres, une main qui l'étouffe, elle et ses cris, une main qui pue l'alcool. C'est leurs griffes qui atteignent son ventre, qui se glissent sous la barrière du tissu, qui apposent leur marque dans sa chair, qui signent leur œuvres, cicatrices qui s'estomperont peut être avec le temps mais qui a jamais perdureront, même invisibles. Ils se rapprochent de leur but les damnés, ils se collent un peu plus, ils lui font sentir leur désir animal, leur envie malsaine. Elle entend rien à part leurs éclats de rire, symphonie pénible qu'elle doit supporter alors que son sang se glace, alors qu'elle n'a l'impression de n'être que du marbre, rien d'autre qu'une poupée de chiffon. Puis y a ce coup de klaxon salvateur qui vient briser leur envie frénétique, le hurlement d'un homme qui attire leur attention, qui la sauve d'entre leurs griffes. Elle en profite pour s'échapper la famille, pour se sauver, pour courir le plus loin possible. Peur et douleur qui s'entremêlent alors qu'elle saute dans le premier taxi. Calme étrange, sérénité qui ne lui ressemble pas. Elle plane, elle est sur un nuage qui vacille, elle réalise pas. Puis elle rentre chez elle, comme s'il ne s'était rien passé, comme si la scène n'avait jamais eu lieu. Elle se pose face au miroir, face à son juge, face à ce reflet qui la dégoûte. Les tissus qui tombent les uns après les autres. Elle observe les griffures, elle observe ses cheveux défait, elle observe la paleur de son teint, elle observe la mort dans ses prunelles. Puis elle craque, le nuage cède, l'orage implose dans le ciel. Elle tombe au sol, les larmes noient ses traits. Elle peut plus s'arrêter, elle peut pas se calmer, larmes meurent les unes après les autres. Honte qui la noie, elle n'arrive pas à en parler, elle n'arrive pas à mettre des mots sur cette soirée. Elle veut plus qu'un homme la touche, elle veut plus sentir leurs  regards sur elle, elle veut plus d'eux. Des monstres. Tous des monstres.



 
Derrière l'écran

 
 Pseudo : BONNIE
 Tu as quel âge ? 20 ans
 Tu nous as trouvé où ? Jay et Carlos ♥️
 Et t'en penses quoi ? Une petite merveille .
 T'as un autre compte ? Lequel ? Pas encore  Rolling Eyes
 Tes disponibilités : Toujours fidèle au poste
 Un petit mot à nous dire ? Vous les deux hommes de ma vie, je vous aime  Rolling Eyes  
 Code du règlement : Même pas en rêve  :sifflote:


 ©️ Never-Utopia par Koalz

 
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Astoria Reyes • Avant tu riais

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